Cigéo

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Le projet Cigéo, en application de la Loi de juin 2006, a pour objectif la conception et la construction d’un stockage géologique réversible des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue (HAVL et MAVL) inscrits au Programme industriel de gestion des déchets (PIGD). Ce stockage doit être réalisé à 500 m de profondeur dans la couche d’argilite du Callovo-oxfordien (COx), épaisse d’environ 130 m, en Meuse-Haute Marne. Ce projet a vu le jour après des études et recherches développées durant plus d’une vingtaine d’années, notamment dans le laboratoire souterrain de Bure, et qui ont démontré l’excellente aptitude du COx à isoler les déchets, puis à confiner durablement les radionucléides qui y sont contenus.

À ce jour, la Commission considère comme robuste le socle de connaissances acquises par l’Andra au prix d’un très important effort scientifique et technique qui a porté ses fruits. Elle apprécie particulièrement l’effort de synthèse et d’analyse critique en cours.

La démonstration de la qualité du site en tant que barrière géologique a été faite et les options de conception du stockage ont été établies. Les éléments nécessaires au déroulement de la procédure réglementaire de Cigéo seront rassemblés pour la DAC. Des progrès sont toujours possibles et l’approfondissement de certaines connaissances permettra des évolutions grâce au principe de réversibilité. La phase industrielle pilote (Phipil) fournira l’occasion d’avancer en ce sens.

Assistée de son maître d’œuvre système, le groupement Gaiya (Technip-Ingérop), l’Andra, agissant comme maître d’ouvrage, a mené l’avant-projet sommaire (APS) de Cigéo jusqu’en juin 2015. Après une revue de projet commanditée par la Direction Générale de l’Énergie et du Climat (DGEC), le projet est entré dans la phase d’avant-projet détaillé (APD) qui doit se clôturer par le dépôt de la demande d’autorisation de création (DAC). En prélude au dépôt de la DAC, l’Andra a élaboré un dossier d’options de sûreté (DOS) qui a donné lieu à plusieurs analyses, notamment de la Commission et de l’ASN. L’Andra travaille actuellement à l’intégration des différents avis dans son APD en vue du dépôt de la DAC prévu en 2020.

Le présent chapitre rend compte des avancées scientifiques et techniques présentées cette année par l’Andra.

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